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DE L'APLAS POUR TOUT LE MONDE!

Les petits lieux comme incubateurs de compétences et de talents

Depuis toujours, les bars, cafés, bistros culturels et petites salles jouent un rôle déterminant dans l’éclosion des nouvelles carrières artistiques au Québec. Ce sont souvent des diffuseurs de spectacles à plein titre, ayant une nature spécifique et singulière. Cette nature spécifique est caractérisée notamment par la conduite parallèle d’une activité culturelle généralement non lucrative d’une part et d’une activité de service de bar ou de cuisine d’autre part ce qui distingue les petits lieux des diffuseurs institutionnels de plus grande taille.(Voir la suite plus bas)

Actualités

Bruit de fond
L'APLAS du bruit à Montréal!
Article dans le Mirror sur la fermeture du Friendship Cove
Article dans le Mirror sur la problématique de l'affichage
Resonne et les droits voisins
Nouveaux appuis concernant le dossier de l'affichage sur le mobilier urbain
Affichage sur le mobilier urbain, création de la coalition COLLE
Article dans le Montreal Mirror sur l'affichage sur le mobilier urbain
Le Café-Bar L'Azile de Joliette ferme ses portes
L'APLAS obtient l'appui du Forum jeunesse de l'île de Montréal pour le projet de modules d'affichage
Article sur la problématique du bruit à Montréal : Cohabitation difficile entre salles de spectacle et voisinage
Article sur la problématique du bruit à Montréal : Manifeste pour le bruit : Montréalais, que faites-vous?
Article sur la problématique du bruit à Paris : Revelers See a Dimming in a Capital’s Night Life
Article sur la situation des PLAS en région
AIDE FINANCIÈRE AUX OBNL LOCATAIRES DANS DES IMMEUBLES NON RÉSIDENTIELS IMPOSABLES, OEUVRANT DANS LES DOMAINES DE L’ART ET DE LA CULTURE, DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET COMMUNAUTAIRE OU DU SPORT ET DES LOISIRS
L'APLAS publie son rapport sur la problématique de l'affichage sur le mobilier urbain
Entrevue du directeur général, Sébastien Croteau, pour le magazine MEMOZ.
Sherbrooke - Le Téléphone Rouge fermerait ses portes
Article sur les petits lieux de spectacles en Angleterre
L’APLAS et les élections municipales
Le Divan Orange remporte le prix du bar-spectacle de l'année au Gala de l'Industrie du Salon de la musique indépendante de Montréal 2009

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Les petits lieux comme incubateurs de compétences et de talents

Depuis toujours, les bars, cafés, bistros culturels et petites salles jouent un rôle déterminant dans l’éclosion des nouvelles carrières artistiques au Québec. Ce sont souvent des diffuseurs de spectacles à plein titre, ayant une nature spécifique et singulière. Cette nature spécifique est caractérisée notamment par la conduite parallèle d’une activité culturelle généralement non lucrative d’une part et d’une activité de service de bar ou de cuisine d’autre part ce qui distingue les petits lieux des diffuseurs institutionnels de plus grande taille.

Il est devenu primordial de cerner le profil et les conditions d’existence de ces petits lieux de diffusion culturelle. Il faut étudier les conditions de travail qui y prévalent et le rôle qu’ils jouent dans l’offre culturelle et le développement de compétences sectorielles, et ce, tant chez les artistes, que globalement, pour l’industrie du disque et du spectacle, ou corollairement, pour les arts visuels ou d’autres formes d’art de la scène ou médiatiques.

Le milieu des petits lieux d’art et de spectacles (PLAS) est un acteur central dans l’ensemble de ces débats et réflexions et l’APLAS constitue la première initiative visant à structurer la participation des petits lieux d’art et de spectacles dans ces nombreux dossiers. Il nous apparaît important, qu’une prise en compte des réalités de la scène des musiques vivantes dans les petits lieux se fasse, qu’il y ait élaboration d’une concertation professionnelle sectorielle, de mesures financières d’aide, de mesures de soutien à l’emploi, ainsi que de leviers de développement culturel, autour de ces acteurs passionnés.

Les bars et autres petits lieux de concerts pourront compter sur l’appui des musiciens de la relève, composante évidente du secteur, gagnant avec eux, à améliorer leurs conditions économiques et professionnaliser les actions qu’ils mettent en œuvre. Ces artistes agissent de plus en plus fréquemment comme petits producteurs et/ou entrepreneurs et jouent plusieurs ainsi un rôle important au regard de l’offre culturelle.

Enfin, jusqu’à ce que nous puissions compter sur un réseau structuré et identifié de petits lieux d’art et de spectacles, c’est notre industrie et notre culture tout entière qui se privent de l’apport au développement des quelques 49 petits lieux de la Ville de Montréal et de la centaine d’autres éparpillés dans les différentes régions du Québec.

Parce qu’elle a pour ambition d’être le porte-voix des petits lieux d’art et de spectacles du Québec et, conséquemment, des artistes qui y pratiquent leur art. Toute personne qui a à cœur le développement de ces lieux qui assurent la diversité des propositions artistiques est invitée à se joindre à l’APLAS afin de nourrir de nombreuses réflexions, dénoncer des incongruités et encourager des initiatives. En bref, pour que nous puissions porter cette volonté collective.

Veuillez noter que nos actions visent prioritairement les PLAS, mais qu’aucune initiative répondant de manière directe ou indirecte aux besoins de diffusion des artistes ne sera négligée lorsqu’elle facilite leur collaboration avec les PLAS.


Actualités :

Bruit de fond

2e texte du directeur général de l'APLAS sur la question du bruit à Montréal.

APLAS - Bruit de fond


L'APLAS du bruit à Montréal!

Texte du directeur général de l'APLAS sur la question du bruit à Montréal.

L'APLAS du bruit à Montréal!

Article dans le Mirror sur la fermeture du Friendship Cove

The Montreal Mirror, July 15th - July 21st 2010

PUNKUSRAUCOUS REX
Bummer in the summer
BY JOHNSON CUMMINS

Montreal’s most popular DIY venue, Friendship Cove, tucked away in the industrial stretch of Griffintown, was forced to close its doors for good on Saturday, July 10. After providing a space for bands of all stripes for over three years, tenants and venue organizers Brett Wagg and Arin Gintowt were warned by the police that if they didn’t pull the plug on their show on Saturday night and cancel all future events, they could be forced to pay a fine of $100 per person (there were 200 people there, so a whopping $20,000) and the fire department would be summoned to lock their doors permanently, leaving Wagg, Gintowt and the bands that use the venue as a rehearsal space homeless. I was there last Saturday to watch one of my favourite bands, Coliseum (see Discs, p. 20), play the intimate confines of the Cove along with a throng of sweaty punkers. In between sets by Thunderdome, Naughty Girls, Kraken and Burning Love, everybody, including myself, retired to the roof with cold beers in hand in an attempt to beat the stifling heat inside. At approximately midnight, as Coliseum were finishing setting up and about to start, the police entered the building and put the kibosh on the night and, sadly, the future of Friendship Cove as a live venue. Admittedly, in previous years, the venue did receive the occasional visit from the constabulary, warning them to turn down the volume and dispersing loiterers out front, but the DIY venue has had no incidents involving police this entire year. On Saturday night, the police did receive a solitary complaint about people talking on Friendship Cove’s roof and concert-goers hanging in front of the venue, and responded. Instead of issuing a verbal warning and letting the show continue, responding officers demanded that the space evacuate the concert-goers immediately. On the night in question, I witnessed nothing out of the ordinary at all, which makes this stern and final warning more than a little suspect. The previous week, neighbouring performance and art space Interstice was also forced to stop hosting an event in an unexpected police raid, while in Mile End, the Jeans Jeans Jeans building on de Gaspé turfed out residents and artists, citing zoning laws and building code violations—the very same week. Hmmmm, is anybody else catching the acrid whiff of gentrification? As property taxes continue to soar ever skywards and Montreal’s population continues to expand, these “industrial” areas are becoming ripe plums for urban developers to build condos and upscale lofts, hence pushing the penniless artists, musicians and other unwashed masses even further out of the city core. What makes Montreal so fucking incredible and an internationally renowned cultural hotbed, as well as a destination spot for music fans from all over the world, are its vibrant grassroots arts and music scenes. So if you have even a passing fancy for art of any form, you should truly cherish what we have here, hold it tight and fight back for what you love—or just give up and move to Toronto. To Friendship Cove, you will be sorely missed and much thanks for the added vibrancy you brought to the city we (believe it or not) still love. ■
ARTISTIC EXPRESSION IS NOT A CRIMINAL ACT…


Lien : http://www.montrealmirror.com/2010/071510/upfront.html

Article dans le Mirror sur la problématique de l'affichage

Postering solution

Pollution or promotion? This has been the crux of the dispute between the city, which has cracked down on public postering especially hard this year, and the art community that just wants to advertise. Recent court decisions have sent mixed messages on the issue. The Quebec Superior Court ruled in favour of la Sala Rossa, while also setting a precedent that could see $2,000 postering fines transferred from the venues to the promoters, be they established production companies or small-time bands. But Canada’s Supreme Court also ruled that municipalities may regulate but not prohibit postering.

According to Peter Burton, a member of COLLE (la Coalition pour la libre expression) and executive director of the Suoni per il Popolo festival, the city has proposed placing 700 rubber “collars” around lampposts, allowing for cleaner and more easily removable postering surfaces. Postering coalitions will discuss the proposal on Monday, July 5 at Cagibi (5490 St-Laurent), at 6:30 p.m. “We’re trying to line up the postering community behind a solution and hopefully put political pressure on the city to do something,” Burton says. “Because the city promotes itself as a global cultural centre and takes a lot of credit for projects that do well, we feel their policies should support cultural activity rather than hinder it.”

—LORRAINE CARPENTER, MIRROR

Lien vers l'article :

http://akamai.myvirtualpaper.com/client/Mirror/mir_010710_opt/2010063002/upload/mir_010710_opt.pdf

Resonne et les droits voisins

Récemment, plusieurs de nos membres ont reçu une lettre (ou une lettre accompagnée d'une facture) d'une société de gestion du nom de Ré:Sonne (Re:Sound en anglais) et nous ont contacté pour savoir si nous les connaissions. Pour en savoir plus, lisez le document ci-dessous :

Résonne et les droits voisins


Nouveaux appuis concernant le dossier de l'affichage sur le mobilier urbain

Concernant le dossier de l'affichage sur le mobilier urbain et bien, nous avons reçu d'autres lettres de soutien, une lettre de la Table de concertation du Faubourg Saint-Laurent(TCFSL), du Partenariat du Quartier des spectacles (PDQS) et du Comité des citoyens du Mile-End (CCME). D'autres lettres sont à venir. Ces lettres d'appui viennent s'ajouter à celle du Forum jeunesse de l'île de Montréal.

Récemment, nous avons aussi eu la chance de rencontrer Mme Helen Fotopoulos, responsable de la culture à l'Hôtel de Ville de Montréal. Les membres de la Coalition COLLE ont eu une bonne discussion avec celle-ci. Plusieurs producteurs et petits lieux de spectacles continuent de recevoir des contraventions et cette situation ne peut plus durer. La rencontre s'est très bien passée et nous sommes confiants de la réelle volonté de la Ville de trouver une solution rapide au problème.

Par ailleurs, une décision importante a été rendue par la Cour supérieure du Québec. Un membre de l'APLAS, la Salla Rossa, a décidé de contester une décision de la Cour municipale le rendant coupable d'une infraction à la réglementation sur l'affichage. Bonne nouvelle, il a gagné sa cause. La Ville a 30 jours pour en appeler de la décision. Pour plus de détails sur la portée légale de cette décision, n'hésitez pas à communiquer avec nous. Un document explicatif est présentement en rédaction et sera mis en ligne prochainement.

Décision de la Cour Supérieure Centre social espagnol vs Ville de Montréal

Dernier point sur l'affichage, une rencontre très importante aura lieu le lundi 5 juillet prochain à 18 h 30 au Cagibi (5490 boulevard Saint-Laurent). Un représentant du Service de la Culture y fera une présentation de la solution envisagée par la Ville. Vous êtes tous invités à y participer.

Lettre PDQS

Lettre TCFSL

Lettre appui CCME


Affichage sur le mobilier urbain, création de la coalition COLLE

La culture indépendante se positionne contre l’interdiction d’afficher de la Ville de Montréal : COLLE demande une amnistie pour les contraventions données sur le territoire Montréalais et l’écoute du Maire.

La Coalition pour la libre expression (COLLE), regroupant producteurs, salles, artistes et festivals décrient d’une voix unanime la rafale récente de contraventions délivrées au nom de la réglementation municipale qui restreint l’affichage libre.

Cette réglementation (RRVM c. P-12.2) est en contradiction nette avec la décision de la Cour Suprême du Canada (Ramsden vs Peterborough), qui confirme que l’affichage est une forme légitime d’expression, et exige sa protection en vertu de la section 2(b) Liberté d’expression, de la Charte canadienne des droits et libertés.

Les contraventions reçues dans les deux dernières années par les organismes et individus signataires de cette lettre s’élèvent, ensemble, à plus de 215 000 $.

De renommée internationale, la scène artistique et culturelle indépendante montréalaise produit plus de 6 000 événements culturels par an, et génère des revenus de près de 15 millions de dollars. La diffusion des 300 000 affiches produites annuellement est encore le premier moyen de communication dont dispose cette communauté pour survivre et se développer. C’est ce moyen, vital à la production culturelle indépendante, que la réglementation municipale interdit et pénalise.

COLLE et les organismes et individus qu’elle regroupe demandent donc une amnistie à grandeur de la ville des contraventions émises pour l’affichage, et de rencontrer le Maire pour rendre compte de la gravité du problème et évoluer vers une solution pertinente et durable.

COLLE Montréal est une coalition de producteurs, salles et festivals indépendants, d’artistes et de citoyens qui croient que la Ville de Montréal devrait protéger leur liberté de parole et d’expression publique. La coalition forme un groupe de travail qui se rencontre régulièrement pour élaborer une solution durable. La coalition compte parmi ses membres le festival Pop Montreal, la Casa del Popolo, le Cagibi, la Sala Rossa, le festival Fringe de Montreal, le Théâtre Mainline, Il Motore, l’APLAS, Drawn and Quarterly, Death of Vinyl, le Comité des Citoyens du Mile End, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants de Montréal, le festival Suoni Per Il Popolo, Mauro Pezzente (Godspeed You Black Emperor!), Ghislain Poirier, et Win Butler (Arcade Fire). COLLE Montréal est heureux d’accueillir de nouveaux participants à toutes ses réunions et événements. Plus d’information est disponible sur son site internet : www.collemontreal.org ou par courriel à

Lettre au Maire de Montréal - Coalition COLLE

Article dans le Montreal Mirror sur l'affichage sur le mobilier urbain

Going posters : Small venues and musicians are feeling the pinch thanks to Montreal’s bylaws

Anyone who’s walked the streets of our fine city has seen the plethora of event posters competing for our visual attention. Showcasing the skills of our internationally acclaimed graphic artists is only an added bonus to posters’ practical use. “It’s still the most direct way of promoting,” says Meyer Billurcu of indie promotional team Blue Skies Turn Black. “The Internet’s great, but people get bombarded, so stuff falls through the cracks. If you have a nice poster, it can really grab attention.” But street postering is illegal in Montreal—our bylaws explicitly link postering with graffiti in the context of urban pollution—and in recent years, the city has clamped down hard, handing out fines to the city’s smallest venues and promoters, and their postering representatives, in the tens of thousands of dollars. John Milchem, frontman for local rockers Starvin’ Hungry, moonlighted as a postering man for the past seven years before being discouraged by the latest round of fines. “Ironically, and typically, the people who are being persecuted in Mile End over this issue are the same people who turned it into a gold mine for property owners, developers, new businesses and the city itself in the last 10 years,” he grumbles.

COLUMN ALL ADS

Last month, APLAS (L’Association des petits lieux d’arts et de spectacles), a city-funded group representing small music and arts venues, released a 28-page report detailing the situation and proposing some alternatives to the current system. The report details how other cities, from Vancouver and Ottawa to Trois-Rivières and Sherbrooke, have set up public columns designated specifically for posters. In fact, Montreal tried this as a pilot project downtown in 2005–’06, but has yet to follow up on the experiment. (Toronto, meanwhile, has no anti-postering law, though as Milchem points out, that approach has its drawbacks: “You tend to see a lot of the same crappy commercially printed and designed posters blanketed everywhere there. It’s not very inspiring”). Sébastien Croteau, director general of APLAS (and singer for local death-metal band Exhult), notes that the city has appointed a representative to look into the issue. “That’s a very, very positive development, and I’m optimistic that we can find a collective solution,” he says. When contacted by the Mirror, the city commissary in question, Robert Ladouceur, said he wasn’t authorized to speak to the media. At the mayor’s office, Helen Fotopulos, responsible for the cultural portfolio on the executive committee, passed on a statement through her spokesperson Bernard Larin: “She has read the report and has shared it with several of the borough mayors. She’s also brought it to the city services, and asked them to read it and give her their recommendations. She’d like to reserve comment until she’s had these recommendations.” Pop Montreal’s Hilary Leftick has also initiated an informal grassroots coalition to brainstorm solutions to the postering problem. “We’re working with the city and we want them to be involved,” she says. But this outreach faces some bureaucratic complications: “Main thoroughways that cross through boroughs are run by the city, and other streets are run by the boroughs,” Leftick explains. “If the solution is going to be long-lasting, we have to have everybody on board, and that takes time.”

HOPE FROM PETERBOROUGH

Though this goes unmentioned in the APLAS report, Canada’s Supreme Court ruled in 1993 against the city of Peterborough, Ontario in favour of the right to poster on public property. “If this continues unabated, the only solution will be to take it to court,” declares Milchem. “Hopefully something can be worked out before that happens.” “The postering modules are the obvious solution,” says Croteau. “We need to convince elected officials that it’s an issue that deserves to be invested in, it needs to be done right, and then the city needs to find the money.” But the hurdles are clear to everyone involved. “The poster kiosks they tried a few years ago are apparently prohibitively costly, and there wasn’t much etiquette applied to their use,” recalls Milchem. “We need something affordable and practical, and we need guidelines to ensure these spaces aren’t abused by inconsiderate parties at everyone else’s expense.” In the meantime, the law continues its economic impact, and not just with the postering fines. “We pay someone to design a poster, and we pay someone to put up a poster,” points out Billurcu. “Now I can’t do that, so I’m putting people out of work. We do 150–200 shows a year, so it adds up. I hope something works out, but I’m not holding my breath.”

Lien pour l'article (page 11) :

http://akamai.myvirtualpaper.com/client/Mirror/mir_290410_opt/2010042801/upload/mir_290410_opt.pdf

Le Café-Bar L'Azile de Joliette ferme ses portes

Après plus de 5 années de programmation originale en musique, le Café-Bar L'Azile situé à Joliette vient d'annoncer qu'il fermera prochainement ses portes. Pour plus d'informations : http://www.lazile.com/ ou http://www.myspace.com/barlazile ou http://www.facebook.com/group.php?gid=117193331633251&v=wall

L'APLAS se désole de cette fermeture. Cela démontre encore une fois la très grande vulnérabilité et fragilité des petits lieux d'art et de spectacles (PLAS) au Québec et surtout, le besoin criant d'élaborer des programmes de soutien à la programmation, de soutien à la promotion, de soutien aux immobilisations et infrastructures et des programmes favorisant l'accès à la propriété pour les lieux qui sont locataires et qui désirent devenir propriétaire de leur bâtiment.

L'APLAS rappelle qu'à ce jour, aucun programme de subventions ne vient soutenir les PLAS dans leur mission.

L'APLAS obtient l'appui du Forum jeunesse de l'île de Montréal pour le projet de modules d'affichage

Dans son travail de sensibilisation à la problématique de l'affichage sur le mobilier urbain, l'APLAS vient de recevoir un appui de taille, celui du Forum jeunesse de l'Île de Montréal (FJIM).

Le FJIM est un organisme de concertation représentant plus de 500 groupes jeunesse de la région et est directement en lien avec la Conférence régionale des élus (CRÉ). La CRÉ est l’interlocuteur privilégié du gouvernement en matière de développement régional de son territoire et regroupe les maires et mairesses des municipalités de l'île de Montréal et l'ensemble des membres du conseil municipal de la Ville de Montréal.

Lettre d'appui du FJIM à l'APLAS

Article sur la problématique du bruit à Montréal : Cohabitation difficile entre salles de spectacle et voisinage

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Ça commence à faire du bruit en ville. Le célèbre DJ et producteur Ghislain Poirier n'est pas le seul à s'inquiéter. La récente intervention des policiers à la Société des arts technologiques (SAT), à la suite d'une plainte d'un voisin pour bruit jugé excessif, met en lumière la cohabitation difficile entre les salles de spectacle et leurs voisins.

Sébastien Croteau, directeur général de l'Association des petits lieux d'art et de spectacle, regroupant 18 lieux de diffusion de la musique, confirme que la question du bruit et du voisinage inquiète la grande majorité des membres de son association.

«Avec des amendes pouvant aller jusqu'à 2000 $, disons que c'est un dossier chaud», dit-il.

Déjà, quelques salles sont tombées au combat à cause du bruit: le Café Sarajevo, le Main Hall, le Zoobizarre. Plusieurs autres naviguent en eau trouble à cause des désagréments dont se plaignent les voisins. L'intervention policière à la SAT, sise au coeur d'un Quartier des spectacles pourtant accueillant à l'égard de ce type d'établissement, est la goutte qui a fait déborder le vase, de l'avis de ceux qui, comme Ghislain Poirier, s'inquiètent pour la santé du nightlife montréalais.

«Quand j'ai appris que la SAT avait encore fait l'objet de plaintes durant ce week-end du festival NEON & HighLife, j'étais totalement outré», dit Alexandre Lemieux, agent d'artistes.

«Ce n'est pas possible, poursuit-il, que dans un quartier où on dit qu'on va concentrer les salles de spectacle et les événements culturels, un citoyen puisse avoir une voix aussi importante en regard de ces activités. D'autant plus que la SAT est un lieu névralgique pour notre scène culturelle.»

Mauro Pizzente, gérant de la Casa del Popolo, de la Sala Rossa et du Il Motore, a une position plus nuancée. La Casa et la Sala ont toutes deux eu leurs problèmes de voisinage, «mais on n'en a plus depuis qu'on a réalisé les rénovations», il y a quelques années.

Selon lui, les règlements imposés par la Ville et les arrondissements sont justes: «Si un propriétaire de salle a des problèmes avec ses voisins à cause du bruit, c'est qu'il a des problèmes avec sa salle.» Ce serait à lui d'y voir, croit-il.

Sébastien Croteau espère justement que ces salles puissent recevoir le soutien de la Ville de Montréal. «Plusieurs de ces opérateurs de salles sont locataires, et tous ne font pas énormément de profits, explique-t-il. Leur apport à la vie culturelle est pourtant important. Pour eux, réaliser des travaux coûte très cher; on tente de sensibiliser la Ville en ce sens, pour qu'elle puisse aider financièrement ces lieux à se doter de systèmes de son adéquats ou pour effectuer les travaux d'insonorisation qui régleraient le problème.»

Il n'y a pas si longtemps, Alexandre Lemieux a été confronté aux mêmes problèmes. Le cabaret-spectacle underground qu'il gérait alors sur la Plaza Saint-Hubert, le Zoobizarre, a fermé en septembre dernier, lui aussi à la suite de visites répétées des policiers à cause du bruit. «Un voisin nous avait pris en grippe», dit Lemieux.

Mea-culpa

Monique Savoie, directrice générale de la SAT, accepte tout de même de prendre une partie du blâme pour les circonstances qui ont mené à l'intervention des policiers, il y a deux semaines.

«On fait notre mea-culpa, dit-elle en entrevue. D'abord, le système de son était peut-être installé trop près des vitrines, à l'entrée de la salle; il aurait fallu le mettre au fond de la salle, comme d'habitude. Ensuite, les travaux de réaménagement de la SAT ont sûrement rendu l'endroit plus bruyant.»

Si les travaux doivent être complétés en août prochain, la dalle de béton recouvrant une partie du toit sera coulée demain, ce qui réglerait la «fuite» de bruit. Les prochains événements Komodo Dubs (avec Rob Smith, alias RSD, de Smith&Mighty, ce samedi) et les concerts du festival MUTEK, riches en basses fréquences, devraient servir de test à cet effet.

La levée de boucliers à la suite de l'intervention policière a cependant du bon, juge Monique Savoie, rassurée de constater que certains Montréalais ont à coeur la santé du nightlife et l'orientation qu'on veut donner au Quartier des spectacles.

«Ce que je comprends, c'est qu'il y a des gens qui vivent une frustration à cause des salles qui ont déjà fermé. Il y a une inquiétude, et il faut l'entendre: la vie culturelle se construit aussi avec ces gens qui fréquentent la SAT et d'autres lieux proposant d'autres disciplines. Cette communauté est fragile et elle veut participer au Quartier des spectacles. Ça me fait plaisir, parce que la SAT, je la tiens à bout de bras depuis le début, et là j'entends des gens qui disent: touchez pas à notre SAT!»

Personne à la Ville de Montréal, ni à l'arrondissement Ville-Marie, ne nous a rappelé

Article sur la problématique du bruit à Montréal : Manifeste pour le bruit : Montréalais, que faites-vous?

Manifeste pour le bruit : Montréalais, que faites-vous?

le 26 mars 2010 15:27 par Yuani Fragata (source : Bande à part)

Hier soir, un résident a porté plainte au Service de police de la ville de Montréal pour la musique forte émanant d’une salle du centre-ville. La réponse policière, soit de faire baisser le volume de moitié, soulève des questions quant au mandat du quartier des spectacles. Je me permets d'écrire cette lettre ouverte aux Montréalais.

Chers concitoyens,

Je vous écris cette missive à la suite d'une soirée gâchée par un honnête citoyen n'aimant pas se faire déranger pendant son sommeil. Tout à fait compréhensible, me direz-vous, mais la nature de la plainte se fait un peu infirmer par le contexte dans lequel elle s'est manifestée.

Hier, à la Société des arts technologiques, le Californien Flying Lotus venait nous rendre visite avec son gros son dansant. La SAT, salle de diffusion d'arts numériques et de musiques électroniques, est située en plein coeur du quartier des spectacles, sur la main, aussi connue sous le nom de boulevard Saint-Laurent. Pour vous situer, c'est au coin de la rue Sainte-Catherine, voisin des Foufounes Électriques, du Métropolis, du Club Soda et des Katacombes : des lieux bruyants.

Ah! le quartier des spectacles : terre promise du festoiement, saint Graal des arts de la scène, Mecque du bruit sous toutes ses formes; car le bruit, disons-le franchement, on commence à manquer d'endroits où l'on peut en faire dans notre chère métropole.

Quand le Zoobizarre s'est effondré sous un constant harcèlement policier issu des plaintes des résidents contre le bruit, résidents qui jugeaient que vivre sur une artère commerciale leur garantissait tout de même le droit à la quiétude, nous nous sommes dit : « Bon... C'est tout de même un quartier résidentiel, mais au moins on nous promet un quartier des spectacles. »

Quand le Main Hall, la Casa del Popolo et le Green Room ont fait face à des plaintes de bruit qui ont handicapé leur capacité à tenir des évènements, on s'est dit : « C'est débile! Le plateau a toujours été un quartier bruyant et l'on était là avant les condos, mais au moins il nous reste le quartier des spectacles. »

Tous ces endroits, quand nous les avons vus fermés ou menacés de fermeture pour d'autres infractions, nous savions que la vraie nature de ces actions était une guerre au bruit que la ville se livrait à elle-même. Toutefois, nous regardions le quartier des spectacles en nous disant qu'il nous resterait au moins cet endroit pour nos manifestations sonores.

Maintenant, je vous pose une question, chers concitoyens de cette ville que j'aime tant :

Quand la guerre au bruit se transporte dans ce quartier où l'on nous a promis la liberté de produire tout le tapage que nous voulions, que nous reste-t-il?

Nous, Montréalais, sommes prétentieux et paresseux. Nous nous complaisons avec une image mentale de notre ville fondée sur des idées qui nous viennent des années folles du jazz à Montréal. Nous pensons que nous avons le monopole sur la vie nocturne au Canada, souvent sans être allés voir ce qui se passe à Toronto. Nous croyons que les gens qui passent par ici sont vraiment impressionnés par notre environnement nocturne, mais la vérité est toute autre.

Je reviens d'Austin. Vous voulez voir c'est quoi la fête? 6th Street un vendredi soir. Êtes-vous déjà allés à Rio de Janeiro? Lapa le week-end. Berlin, vous connaissez? Barcelone? Lisbonne? Bangkok?

Montréalais, quel genre de ville désirez-vous habiter? Au rythme où les forces de l'ordre matraquent les lieux de diffusion, notre vie culturelle va se retrouver aux oubliettes en moins d'une décennie. Je sais que ça va sembler alarmiste, mais il y a des précédents.

Voulez-vous le modèle de Manhattan qui a été épuré de ses clubs, incluant le légendaire Twilo, parce que le maire Giuliani a décidé que le bruit c'était fini? Peut-être préférez-vous d'une ville comme Paris, où il est impossible d'avoir une sonorisation qui pousse à sa pleine capacité parce que les règles municipales l'interdisent? Cité d'un article du New York Times sur la mort de la nuit parisienne : « La capitale se couche tôt et empêche les noctambules de vivre leurs passions. La faute aux règlements et à l'embourgeoisement général. » Tiens donc! Vous voyez des similitudes?

Ne préférez-vous pas un modèle comme Austin, ou Rio, où l'on concentre tout à un endroit, mais à cet endroit on ne se plaint pas quand les décibels montent?

Un choix s'impose, parce qu'à ce rythme, c'est une lente destruction de la musique la nuit qui s'exécute. Si l'on veut préserver ce qui nous reste comme lieux de diffusion et se doter d'un réel quartier des spectacles, n'est-il pas temps de commencer à faire des plaintes nous aussi?

Dans son classique ouvrage Bruits, Jacques Attali dit que le son est présage de changements à venir. En ce moment, les seuls qui font du bruit, ce sont les amants du silence.

Pensez-y.

Yuani Fragata
Réalisateur-coordonnateur Bande à part
(aussi danseur et rockeur quand la police lui permet)

Article sur la problématique du bruit à Paris : Revelers See a Dimming in a Capital’s Night Life

Paris Journal
Revelers See a Dimming in a Capital’s Night Life

By SCOTT SAYARE and MAÏA de la BAUME
Published: January 10, 2010

PARIS — The neighbors do not like the Zero Zero bar, a graffiti-plastered dive on an otherwise sleepy stretch of Rue Amelot, in the 11th Arrondissement. It is not so much the look of the place, they say, or any particular distaste for its youthful clientele. It is the noise.

Pierre Terdjman for The New York Times

Parisians smoked outside the Zero Zero bar. A 2008 tobacco ban sent legions of smokers to the sidewalks at all hours of the night.
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Pierre Terdjman for The New York Times

Noise complaints and fines have spiked, club owners say.

The neighbors have been known to pelt the Zero Zero’s patrons with eggs and to dump water on their heads from balconies. One man once attacked the revelers below his window with a garden hose.

“It’s insane; the neighbors take us for crazy people,” said Nicolas Dechambre, 26, a co-owner and bartender at the bar.

The club has paid close to $12,000 in fines for street noise in the past year and a half, he said, and has been closed by the police for a cumulative period of nearly two months, the result of complaints from neighbors.

“Paris, it’s not the City of Lights anymore,” Mr. Dechambre said. “It goes to sleep at 11.”

His is a prevalent view these days. Despite its reputation as the bustling spiritual home of the bohemian, the city has in recent years grown ever less mirthful and ever more staid and bourgeois, club owners say. Faced with mounting noise complaints, fines and closings, many Parisian bars and concert halls are struggling to stay afloat. D.J.’s and musicians have also been abandoning the French capital, forcing a startling conclusion upon the city’s night life professionals: Paris may soon be dead at night.

“The generalized law of silence that is battering down upon our events and our living spaces is soon to relegate the City of Lights to the rank of European capital of sleep,” a group of music promoters wrote in an online petition, to be submitted to the mayor of Paris and several government ministries on Jan. 31. The more than 14,000 signatories call for, above all else, more tolerance from residents and officials: it would be “dangerous hypocrisy,” the document says, “to let people think that the Parisian night could or should thrive without disturbing the perfect tranquillity of a single resident.”

A headline in the newspaper Le Monde last month deemed Paris the “European capital of boredom.” To try to combat that image, the city has set up a Web portal, Paris Nightlife, to promote its 7,500 bars, nightclubs and concert halls, an effort to “reglorify the night,” said Audrey Epèche, a city tourism adviser.

That, however, seems unlikely to remove the many impediments to the French capital’s party scene, laid out in a city-commissioned study on the night life economy by the French School of Economic Warfare.

A sampling of the city’s problems: densely packed, mixed-zoned neighborhoods; a lack of late-night transportation (the last metro leaves at 2 a.m. on the weekends, 1 a.m. during the week); and an unwieldy tangle of rules and regulations on bars and nightclubs, applied with uncommon zeal by a “repressive” police force.

Club owners say the central issue is the city’s accelerating gentrification. Real estate values have more than doubled here in the past 10 years, and residents increasingly demand peace and quiet, the club owners say.

All of these tensions, though, have been exacerbated by the 2008 tobacco ban, which has sent legions of smokers onto the sidewalks at all hours of the night. Noise complaints and fines have increased sharply, club owners say; the Paris police prefecture declined to provide statistics.

Neighbors, however, say they are losing patience.

“At 3 in the morning, when you can’t sleep, you just want to destroy them,” said Xavier Gras, a neighbor of the Zero Zero, the person behind the garden hose incident, and — to his growing self-disgust — a frequent filer of complaints against the bar.

“I call the cops, like an old coot,” Mr. Gras, 56, said. “I don’t like that image of myself at all.”

But he says the police remain his best recourse. “We’ve had it up to here,” he said.

Club owners, though, say much the same thing.

“I’ve been in this business for 15 years, and this is the first time I’ve taken such a beating,” said Xavier Simon, 40, who owns La Mécanique Ondulatoire, a three-story bar and concert hall.

After a noise complaint by the newly arrived occupants of an adjacent apartment, the club was closed on police orders for nine days in August — a $30,000 loss, according to Mr. Simon — and has since been ordered to install extensive soundproofing, at a cost of $160,000.

Article sur la situation des PLAS en région

Indicatif émergent (source : BangBang)
André Péloquin
24 février 2010

Plus personne ne répond au Téléphone Rouge. Tout d’abord fermée pour rénovations à la fin de l’année 2009, la salle de spectacle établie à Sherbrooke depuis 2006 ne rouvrira finalement pas ses portes. En septembre dernier, les habitués de la faune urbaine montréalaise pleuraient la fermeture du Zoobizarre. Alors que les premiers invoquent des problèmes financiers, les gardiens du Zoo, eux, auraient perdu un permis nécessaire à son exploitation.

Pendant que le Quartier des spectacles semble encourager la « gentrification » de la culture dans le 514 et qu’un certain monopole sur « l’underground » dans le 819 ne garantit pas nécessairement un succès commercial, j’ai contacté deux types en région – un 450 et un gars du 418 – qui persistent, signent et prennent le risque de mettre des groupes « alternatifs » sous les feux de leurs établissements : Yannick Duscheneau, copropriétaire du Pub O’Callaghan’s de Sorel-Tracy et Fred Poitras qui s’occupe du marketing et du développement au Cercle de Québec.

Programmer l’inconnu…

« Y’avait un certain manque à Sorel. » explique Duscheneau quand on lui demande d’abonder sur la vocation « émergente » de son pub. Natif de la ville, celui-ci s’est ensuite installé à Saint-Hyacinthe (il s’est d’ailleurs inspiré du Zaricot, un autre bar accueillant à bras ouvert les artistes alternatifs). Lorsqu’un vieil ami rencontré lors d’une fête lui a dit que la Taverne du coin – une institution à Sorel-Tracy – était à vendre, Yannick a flairé la bonne affaire. « J’ai donc essayé de faire venir Mononc’ Serge. Ça s’est super bien passé ! » Vous vous doutez bien de la suite…

« Je n’aime pas tout ! » précise toutefois le fan de métal lorsqu’on aborde la direction musicale de son établissement. « (Le Pub) m’a toutefois permis de « découvrir » la scène alternative et des entreprises comme Bonsound et Dare To Care. Ceux-ci m’envoient des disques de temps en temps. Comme je te disais, je n’aime pas tout, mais je suis souvent surpris ! »

« Y’a un avantage à programmer des artistes émergents… si c’est bien fait. » rétorque Fred Poitras. « Ne vient pas qui veut chez nous. Sans faire nos princesses, y’a une certaine direction artistique en arrière des artistes qui jouent ici. Oui, on aime ce qui est marginal, mais aussi les projets matures, aboutis. » Institution née des cendres de la Galerie Rouje, L’établissement a ouvert ses portes en octobre 2007. Autant la sensation locale Oromocto Diamond que Beast et les Torontois de You Say Party ! We Say Die ! se sont succédé sur les planches du Cercle. Le secret pour assurer son succès? Le plateau de cochonnailles à 15$.

« Jumeler restauration et spectacles fait qu’on est viable » tranche Poitras en ajoutant que cet aspect démarque aussi le Cercle du Rouje. « Les sous accumulés par le restaurant sont donc réinvestis dans la culture. » L’endroit profite aussi du support d’un partenaire souvent maudit par les promoteurs montréalais : la mairie.

« On n’a aucune pression de la Ville ! » s’exclame Fred lorsqu’on mentionne les déboires de ses collègues de la métropole. « Je dirais même qu’elle apprécie nos efforts ! » Ainsi, le Cercle doit beaucoup au programme Première Ovation mis sur pied par l’équipe Labeaume en 2008. Un des volets de l’initiative offre notamment un soutien financier aux diffuseurs faisant la promotion d’artistes de la relève. On croit rêver !

La question à 100$…

Tout n’est évidemment pas rose pour ces diffuseurs d’art. En plus d’investir dans un marché plutôt anémique, Poitras et ses acolytes doivent jouer du coude pour se tailler une place de choix dans un circuit de salles implantées depuis des années. « Je ne sais pas s’il y a des artistes qui regardent de haut le fait que le Cercle est un restaurant ou si c’est parce que ceux-ci « bookent » toujours les mêmes salles par habitude ou vieux réflexe, mais je crois qu’on pourrait attirer davantage de musiciens établis en tournée dans le coin».

« C’est ben beau vouloir faire découvrir des bands, mais je me mettais quand même dans le trou ! » ajoute Duscheneau en ce qui concerne ses difficultés. « Depuis, je négocie avec les « bookers ». Je les invite à prendre des risques avec moi et à se séparer les profits par la suite. C’est sûr que quand tu reçois une valeur sûre comme Xavier Caféïne, t’es tranquille, mais quand c’est Bernard Adamus par contre, on se pose des questions. Est-ce que le « buzz » va se rendre jusqu’ici ? Est-ce que le monde va être au rendez-vous ? etc. »

450… 819… et puis après ?

Du côté du Cercle, on vient mener à terme des travaux d’agrandissements afin d’isoler la salle de spectacle du restaurant. De plus, des dispositions ont été prises pour accueillir davantage d’artistes s’adonnant aux arts numériques.

Au Pub O’Callaghan’s, on prépare la deuxième édition de la Virée Blues de Sorel-Tracy en plus de plancher sur la programmation de la scène extérieure du bar lors du fameux Festival de la Gibelotte. « C’est encore trop tôt pour se prononcer, mais j’aimerais beaucoup avoir We Are Wolves. J’vais sûrement mettre des chansonniers lors des soirs plus calmes, mais c’est sûr que ça sera des bands émergents lors du « gros week-end ». Un moment donné, on se tanne d’entendre des reprises de « la p’tite grenouille », t’sais ! »

Amen !


AIDE FINANCIÈRE AUX OBNL LOCATAIRES DANS DES IMMEUBLES NON RÉSIDENTIELS IMPOSABLES, OEUVRANT DANS LES DOMAINES DE L’ART ET DE LA CULTURE, DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET COMMUNAUTAIRE OU DU SPORT ET DES LOISIRS

Les organismes à but non lucratif (OBNL) locataires qui œuvrent dans les domaines de l’art et de la culture, du développement social et communautaire, et des loisirs peuvent maintenant se prévaloir d’une aide financière. Cette aide s’adresse exclusivement aux organismes locataires dans des immeubles non résidentiels imposables situés dans tous les arrondissements de la Ville de Montréal.

Documentation sur l'aide financière :

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/culture_fr/media/documents/lignes_directrices_2010_fr.pdf

Formulaire de demande et annexe :

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/culture_fr/media/documents/formulaire_2010_aide_fin_fr.pdf


L'APLAS publie son rapport sur la problématique de l'affichage sur le mobilier urbain

Pour lire le rapport :

Rapport : Quand l'affichage devient sauvage!

Pour en savoir davantage sur ce dossier :

http://www.aplas.ca/tiki-index.php?page=Les%20grands%20dossiers#L_affichage_sur_le_mobilier_urbain


Entrevue du directeur général, Sébastien Croteau, pour le magazine MEMOZ. (8 janvier 2010)

Lien pour l'entrevue : http://www.memozosbl.org/lang/fr/n%C2%B08-janvier-2009n%C2%B0-8-january-2009/mem-laplas/


Sherbrooke - Le Téléphone Rouge fermerait ses portes (Radio-Canada - 8 janvier 2010 à 18 h 12)

Le milieu culturel sherbrookois pourrait perdre un important lieu de diffusion. Radio-Canada a appris que le bar Le Téléphone Rouge, qui est actuellement fermé pour des rénovations pour une période indéterminée, risque de ne jamais rouvrir ses portes.

L'établissement de la rue Wellington, qui a ouvert ses portes en 2006, se spécialise dans la présentation de spectacles d'artistes émergents.

Selon les propriétaires, qui nient les rumeurs de fermeture, l'établissement connaît des difficultés financières depuis plusieurs mois en raison du peu d'intérêt porté aux spectacles d'artistes de la relève et de l'absence de subventions. Précisons que Le Téléphone Rouge est considéré comme un bar, ce qui l'empêche de toucher des subventions octroyées à des lieux de diffusion de la culture.

Aucune programmation n'est prévue pour les mois de janvier et février. Aucun spectacle n'a également été présenté en décembre.

Qui plus est, le directeur général du Théâtre Granada, Alain de Lafontaine, confirme que le partenariat entre son établissement et Le Téléphone Rouge a pris fin. Une nouvelle entente a toutefois été conclue avec la microbrasserie Boquébière, qui est également située sur la rue Wellington, pour y présenter des spectacles.

La ligue d'improvisation l'Abordage, qui présentait des soirées d'improvisation au Téléphone Rouge, a également déménagé ses activités au Boquébière.


Article sur les petits lieux de spectacles en Angleterre

Small venues should not pay for live music licences – Lord Clement-Jones (2010-01-14)

Lib Dem peer, Lord (Tim) Clement-Jones’s Live Music Bill will be debated in the House of Lords tomorrow Friday 15 Jan. The bill aims to amend the Licensing Act to make it easier for musicians to perform in small venues.

This would also boost local pubs, currently closing at a rate of 52 a week according to CAMRA, which could pull in more customers with live music.

The Government’s 2003 Licensing Act means all live musical performances must have a licence or the organisers risk criminal prosecution with a potential 6 months in prison or £20,000 fine.

Lord Clement-Jones said:
“The Government says live music must be licensed to prevent public disorder. But pubs don’t need a licence to show a live football match on TV. Do they really think people who listen to live music are more of a threat to public order than football fans? “Small venues are vitally important to Britain’s creative culture. Many successful musicians got their first break gigging in pubs or student unions. But the cost and time of applying for a licence means fewer small spaces are prepared to put on live music. “My bill proposes that schools, hospitals, colleges and venues up to a capacity of 200 should not need a licence for a live music performance, and that the “two-in-a-bar” exemption should be reinstated. Without these changes, we risk suffocating our live music scene in red tape.

“The Government is out of tune with the live music scene, and has announced yet another long consultation. Supporting my Bill is the only chance to change the law before the general election.” Tim Clement-Jones’ Live Music Bill is backed by the Musicians’ Union, UK Music, the National Campaign for the Arts, and Equity see below, as well as having strong support among musicians, publicans and the music press.


L’APLAS et les élections municipales

Depuis le début de la campagne électorale, l’APLAS s’est impliquée afin de s’assurer que les enjeux liés aux PLAS sur le territoire montréalais soient connus des élus municipaux.

Pour atteindre nos objectifs, nous avons participé aux travaux du comité Relève et pratiques émergentes de Culture Montréal et à l’élaboration de la plateforme électorale du Forum jeunesse de l’île de Montréal (qui a un lien direct avec la Conférence régionale des élus de Montréal) qui s’est inspirée grandement des travaux du comité RPÉ pour les revendications du secteur culturel.

Les élus du Forum jeunesse ont d’ailleurs rencontré tous les partis pour leur faire part de cette plateforme et ont discuté avec eux des différents enjeux et des priorités par secteur. Vous pouvez consulter cette plateforme ci-dessous :

Plateforme_FJIM_09.pdf (591.85 Kb)

Il est important de mentionner que le comité RPÉ de Culture Montréal est composé par un ensemble d’acteurs pluridisciplinaires issus du milieu de la relève. Les discussions qui ont animé les rencontres tenues ont donc touché l’ensemble des problématiques de la relève et des pratiques émergentes de l’île de Montréal.

Le travail de réflexion du comité RPÉ s’est soldé par la formulation des trois points suivants :

1— Accorder aux artistes de la relève un meilleur accès aux espaces de diffusion existants et offrir de nouveaux espaces de création (murs, pavés, places, mobilier urbain).

2— Participer à la promotion et à la visibilité des événements par la création de nouveaux espaces d’affichage culturel dédiés aux artistes de la relève et aux petits lieux de diffusion.

3— Maximiser l’accès aux Maisons de la culture, notamment en ouvrant leurs portes à la relève durant l’été, et améliorer la diffusion de la relève dans le réseau Accès Culture.

Parmi ceux-ci, le point numéro 2 concerne particulièrement les PLAS. En effet, vous avez été nombreux à nous faire part des problèmes liés à l’affichage sur le mobilier urbain durant la dernière année. Bon nombre de PLAS ont reçu des constats d’infraction pouvant s’élever à plusieurs milliers de dollars. Il était donc important pour nous de travailler à faire connaître cette problématique aux élus et à s’assurer que les élections municipales soient une occasion pour les différents partis politiques de prendre position sur cet enjeu.

Nous sommes donc très heureux de constater que deux des trois principaux partis politiques ont retenu dans leur plateforme culturelle la question de l’affichage. Il s’agit des partis Union Montréal (Gérald Tremblay) et Projet Montréal (Richard Bergeron).

Nous vous invitons donc à consulter les plateformes des différents partis, à examiner la liste des candidats et surtout, à exercer votre droit de vote le 1er novembre prochain.



LE DIVAN ORANGE REMPORTE LE PRIX DU BAR-SPECTACLE AU GALA DE L’INDUSTRIE DU SALON DE LA MUSIQUE INDÉPENDANTE DE MONTRÉAL 2009

L'APLAS tient à féliciter le Divan Orange qui remporte le titre de bar-spectacle 2009 pour une deuxième année consécutive et salut également les autres petits lieux d'art et de spectacles qui étaient en nomination, soit L'Escogriffe, le Lion d'Or et le Quai des Brumes.

L'APLAS profite de l’occasion pour rappeler le rôle essentiel que tiennent les petits lieux d'art et de spectacles dans notre culture. Ils assurent la diversité des propositions artistiques que nous vous convions à découvrir sans modération!